Mardi 19 janvier 2010
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La tradition des voeux a été respéctée et
chacun est maintenant retourné à ses affaires. Essayons nous juste à un petit bilan de cette belle année que nous abandonnons avec regrets (enfin, peut-être pas ..!).
2009, restera l'année du cochon ou plutôt de la grippe du cochon. Il y a quelques années déja, nous avions eu la vache folle, puis la grippe du poulet. La basse-cour serait-elle en train de se
venger ? Vaccination ! nous serinait-on à longueur de médias. Vaccination ! Mais trop c'est trop! Le français, grognon de nature, s'en est trouvé rapidement agacé, et à l'instar d'une vieille
habitude électorale, il a voté contre. Mais c'est peut-être surtout une vraie crise de confiance, car nous croyons de moins en moins tout ce que l'on nous raconte, et à juste raison hélas. Le
surdosage massif des moyens prophylactiques, laisse sur le comptoir 90 millions de doses de vaccin que l'on affirme ne pas devoir payer puisqu'on ne les a pas reçu. .A voir si l'industrie
pharmaceutique va s'asseoir aussi facilement sur un manque à gagner de 400 m€ !
Affolement des bourses après la déconfiture de certains gros établissements de crédit américains qui ont trop joué la surenchère spéculative. La France, pays bien connu pour ses banquiers
vertueux n'était pas touchée, comme pour le nuage radioactif de Tchernobyl qui n'avait pas franchi la frontière (peut-être parce qu'il n'avait pas de visa? ). Las, le lobby bancaire dû bientôt
avouer quelques dérapages, tout empêtré qu'il était dans de calamiteux invertissements "toxiques". Même la Caisse d'Epargne à qui on aurait donné l'euro sans confession, s'est présentée avec sa
petite ardoise de 500 M€ ! Là, c'était plutôt la grippe du trader, soignée à un milliard d'euro l'intraveineuse ! Remède de cheval pour remettre en scène une économie conduite au bord de la
faillite par pure inconscience. Succès total, la pandémie fut jugulée, et les poches des petits génies de la finance peuvent se remplir à nouveau.
Enfin il ya eu la douceur traîtresse de ce début d'hiver, qui nous avait habitué à un laxisme vestimentaire que les humeurs du climat nous ont vite obligé à réviser. Ça congèlait dur dans les
chaumières où le frigo était devenu l'appareil le moins utile de la cuisine ! J'ai pensé à nos amis de l'Est surtout les strasbourgeois, dont les tignasses givraient sous des températures
approchant les -20°!
Les médias s'en émouvaient en nous bassinant d'alertes météo, de mises en vigilance multicolores, et de moyennes de saisons qui ne sont remarquables que si on se trouve au dessus ou au
dessous. Pourtant, nous nous souvenons tous de nos hivers vosgiens où chacun adaptait son quotidien à des conditions oh combien plus rigoureuses, sans
emmer... la moitié de la planète !
J'ai le souvenir d'avoir sorti le chat le soir par -30° et la bête à survécu ! Mais on vit une époque formidable dans laquelle il suffit parfois simplement de parler du bonheur pour croire que l'on
est heureux !
Et bien sûr, n'oublions pas le 6 septembre, mais là, vous en savez autant que moi !
Courage, l'avenir sera radieux, et vous n'avez rien à perdre à le croire !
Maurice Simonin